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La Cour de cassation rejette le pourvoi, retenant que l'obligation légale d'inscrire une dette dans la comptabilité d'une entreprise ne fait pas obstacle à ce que cette reprise constitue une reconnaissance volontaire interruptive de la prescription.
- Les faits. La société R., s.a. a formé un pourvoi en cassation contre une décision rendue le 22 juin 2010 par la cour d'appel de Gand. § Motifs
- La règle. En vertu de l'article 2248 du Code civil, la prescription est interrompue par la reconnaissance que le débiteur ou le possesseur fait du droit de celui contre lequel il prescrivait. § Motifs La reconnaissance de ce droit est qualifiée d'acte volontaire. § Motifs
- Ce que le juge retient. La Cour retient que le respect d'une obligation légale ne fait pas obstacle à l'existence d'un acte volontaire. § Motifs La Cour conclut que l'argument affirmant que l'obligation comptable d'inscrire une dette exclut une reconnaissance au sens de l'article 2248 du Code civil manque en droit. § Motifs
- L'issue. La Cour rejette le pourvoi. § Dispositif La demanderesse est condamnée aux dépens. § Dispositif
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Fiche du SPF Finances
Arrêt de la Cour de Cassation dd. 15.02.2013 (F.11.0020.N)
Prescription - Interruption - Reconnaissance de dette - Acte volontaire - Prescription
Législation
Code de la taxe sur la valeur ajoutée, art. 83, § 1er, al. 1er
Code Civil, art. 2248
Synthèse
La reconnaissance du droit de celui contre lequel il est prescrit, est un acte volontaire; le respect d'une obligation légale, telle l'obligation légale de reprendre une dette dans la comptabilité d'une entreprise, ne fait pas obstacle à un acte volontaire .
Texte de l’arrêt
Corps de la décision
Arrêt de la Cour de Cassation
dd. 15.02.2013
(F.11.0020.N)
R., s.a., Me Bart Coopman, avocat au barreau de Bruxelles,
contre
ÉTAT BELGE, représenté par le ministre des Finances, Me Antoine De Bruyn, avocat à la Cour de cassation.
I. LA PROCÉDURE DEVANT LA COUR
Le pourvoi en cassation est dirigé contre l'arrêt rendu le 22 juin 2010 par la cour d'appel de Gand.
L'avocat général Dirk Thijs a déposé des conclusions écrites le
24 octobre 2012.
Le conseiller Geert Jocqué a fait rapport.
L'avocat général Dirk Thijs a conclu.
II. LE MOYEN DE CASSATION
Dans la requête en cassation, jointe au présent arrêt en copie certifiée conforme, la demanderesse présente un moyen.
III. LA DÉCISION DE LA COUR
Quant à la première branche :
1. En vertu de l'article 2248 du Code civil, la prescription est interrompue par la reconnaissance que le débiteur ou le possesseur fait du droit de celui contre lequel il prescrivait.
La reconnaissance du droit de celui contre lequel il est prescrit, est un acte volontaire. Le respect d'une obligation légale ne fait pas obstacle à un acte volontaire.
2. Le moyen, qui, en cette branche, suppose que l'obligation légale de reprendre une dette dans la comptabilité d'une entreprise empêche que cette reprise soit une reconnaissance au sens de l'article 2248 du Code civil, manque en droit.
(...)
Dispositif
Par ces motifs,
La Cour
Rejette le pourvoi ;
Condamne la demanderesse aux dépens.
Ainsi jugé par la Cour de cassation, première chambre, à Bruxelles, où siégeaient …
Traduction établie sous le contrôle du conseiller … avec l'assistance du greffier …
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