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Fiche van de FOD Financiën
Vonnis van de Rechtbank van eerste aanleg van Henegouwen - afdeling Bergen dd. 03.09.2015 (01/2815/A)
Trefwoorden
Belasting over de toegevoegde waarde – Teruggave
Algemene beginselen van behoorlijk bestuur - Procedure
Wetgeving
Art. 77, § 1, 1° en art. 78 WBTW
Koninklijk Besluit nr. 4 van 29 december 1969
Art. 774 en 775 Gerechtelijk Wetboek
Samenvatting
1. De belastingplichtige, gehouden tot het indienen van maandelijkse btw-aangiften, diende niet te wachten op een veroordeling van de Belgische Staat om de ten onrechte ingevorderde belastingen terug te vragen. Er was reeds een eerste voorlopige uitspraak in deze zaak van 7 april 2005, waarbij de rechter zich had uitgesproken over de toepasselijke btw-tarieven bij de handel in aperitieven zonder alcohol en over het principe van teruggaaf van het bedrag dat de wettelijk verschuldigde btw te boven ging. Vanaf die voorlopige uitspraak was het aan de belastingplichtige om de terug te geven bedragen in mindering te brengen van de opeisbare belasting over de verder uitgeoefende handelingen, het ad hoc teruggaafregister te vervolledigen en aan zijn medecontractant het dubbel van het document te bezorgen met de mededeling: “Btw terug te storten aan de Staat in de mate waarin ze oorspronkelijk in aftrek werd gebracht”. De vraag tot betaling van de overeenstemmende som inzake het verschil tussen de aan de cliënten gefactureerde btw aan het tarief van 21% en de werkelijk verschuldigde btw aan het tarief van 6% blijkt derhalve dus niet het gevolg te zijn van het in gebreke blijven van de belastingplichtige bij zijn wettelijke formaliteiten.
2. De vraag tot veroordeling van de Belgische Staat tot betaling van schade en intresten voor het schenden van de beginselen van behoorlijk bestuur is niet gegrond, omdat de vraag vreemd is aan het strikt gedefinieerde voorwerp van het geschil, bij de heropening van de debatten.
Opmerking:
1. Na de heropening van de debatten over de wettelijke verplichtingen bij de vordering tot teruggaaf, heeft de administratie steeds het standpunt ingenomen dat de vordering tot teruggaaf in de praktijk niet mag tussenkomen bij de uitwerking van het principe, vermeld in art. 80, derde lid WBTW. De administratie herinnerde er ook aan dat het uitoefenen van de vordering tot teruggaaf, afhankelijk is aan het opmaken van een verbeterend document dat het terug te geven bedrag vermeld. De belastingplichtige meende echter dat de leverancier slechts na het uitoefenen van zijn recht op teruggaaf en na het werkelijk ontvangen van het teveel betaalde bedrag, de creditnota naar zijn cliënt diende te versturen. Hij meende ook dat de vereenvoudigingsmaatregel bedoeld in art. 80, derde lid WBTW nooit door de Belgische Staat werd aangewend en hier dus niet kon worden toegepast.
2. De belastingplichtige meende ook dat de rechter niet gevat werd wat betreft de vraag over de verantwoordelijkheid van de administratie in dit dossier in verband met het schenden de beginselen van behoorlijk bestuur, wat volgens hem resulteerde in verkeerde informatie wat betreft het toepassen van het btw-tarief. Volgens de belastingplichtige was zijn vraag vervat in het voorwerp van het geschil, in de zin van het art. 807 van het Gerechtelijk Wetboek.
Volledige tekst
Het arrest wordt enkel gepubliceerd in de oorspronkelijke taal
Tekst van de beslissing
TRENTE-SIXIEME CHAMBRE
dd. 07.09.2015
2015/8441
L'an deux mil quinze, le trois septembre,
Le Tribunal de première instance de la province du Hainaut, division de Mons, après en avoir délibéré, a rendu le jugement suivant:
R.G. n°: 01/2815/A
En cause de:
G. D. D. C., société anonyme dont le siège social est à …, …, …, BCE …,
Demanderesse,
Représéntée par Maître A. P. loco Maître R. F., avocat à …, …, …,
Contre:
L'ETAT BELGE, représenté par Monsieur le Ministre des Finances, en la personne de Monsieur le Receveur de la TVA de Tournai dont les bureaux sont à …, …, …,
Défendeur,
Représenté par Maître N. loco Maîtres B. et O. H., avocats à …, …, …, et à …, …, ….
Vu:
Le dossier de la procédure et notamment:
Le jugement interlocutoire rendu le 7 avril 2005 par notre tribunal autrement composé;
La fixation de la cause en application de l'article 747 du code judiciaire;
Les conclusions ultimes et de synthèse après réouverture des débats du défendeur déposées le 3 juin 2014 ;
Les ultimes conclusions de synthèse après réouverture des débats de la demanderesse déposées le 7 avril 2014 ;
Le dossier de pièces de chaque partie.
Entendu les parties à l'audience du 4 juin 2015.
Le dispositif du jugement rendu le 7 avril 2005 par notre tribunal autrement composé prévoit:
« Déclare recevable l'action ...
La dit fondée d'une part quant à la prétention selon laquelle le taux de TVA de 6% était applicable à la vente par la demanderesse des apéritifs sans alcool qu'elle a commercialisés sous le nom de Funny au cours de la période litigieuse et d'autre part quant au principe de restitution;
Réserve à statuer pour le surplus,
Avant de statuer plus avant et d'ordonner s'il échet la restitution des montants de TVA réclamés par la partie de demanderesse, impose à cette dernière de verser au débat contradictoire des éléments concrets permettant de justifier le montant dont la restitution est demandée, montant à ventiler en fonction des livraisons effectuées à des assujettis et à des non assujettis;
Ordonne la réouverture des débats quant à ce et également aux fins de permettre aux parties de discuter des modalités légales de l'exercice du droit à la restitution spécialement en ce qui concerne les livraisons faites à des personnes non assujetties à la TVA;
Renvoie la cause au rôle général .... ».
Discussion
Quant à la restitution de la TVA
Depuis le début de la procédure, la demanderesse sollicite la condamnation du défendeur au paiement de la somme en principal de 377.795, 98€ correspondant à la différence entre la TVA facturée aux clients au taux de 21 % et la TVA réellement due au taux de 6%, outre les intérêts de retard au taux légal.
Le tribunal constate que la demanderesse est un assujetti tenu au dépôt de déclarations mensuelles et que dans ce cas, la restitution a lieu par voie d'imputation sur la taxe exigible pour les opérations faites ultérieurement1.
D'autre part, l'assujetti est tenu d'établir un document indiquant le montant des taxes à restituer et d'inscrire ce document dans un registre spécial. Il doit en outre adresser à son cocontractant un double du document mentionnant « TVA à reverser à l'Etat dans la mesure où elle a été initialement déduite »2.
En réalité, la demanderesse ne devait pas attendre une condamnation de l'Etat belge à reverser les taxes perçues indûment mais devait prendre l'initiative, dès que le jugement du 7 avril 2005 était rendu, d'inclure les montants à restituer dans sa déclaration à la TVA, de compléter le registre ad hoc et d'informer ses cocontractants assujettis : la restitution eut été alors automatique sous réserve d'un contrôle éventuel des pièces de la demanderesse.
1 Article 78 du code de la TVA
2 Article 4 de l'AR. n° 4 relatif aux restitutions en matière de TVA
Le tribunal ne peut que constater que les formalités légales n'ont pas été accomplies par la demanderesse et qu'il n'a pas à combler ces lacunes.
La demande n'apparaît dès lors pas fondée à défaut pour la demanderesse d'avoir effectué les formalités permettant de garantir la neutralité de la TVA laquelle est in fine à charge du consommateur final.
A défaut d'avoir respecté les formalités, s'il était fait droit à la demande, la demanderesse obtiendrait la restitution de la TVA alors que les clients assujettis qui ont déduit la TVA au taux de 21 % ne devraient pas restituer l'excédent de TVA déduite : la demanderesse ne produit en effet aucune liste des clients assujettis ayant payé la TVA au taux de 21%.
Quant à la demande de condamnation du défendeur au paiement de dommages et intérêts
Dans le cadre de la réouverture des débats, la demanderesse sollicite pour la première fois la condamnation du défendeur au paiement de dommages et intérêts en vertu de l'article 1382 du code civil.
La demanderesse reproche à l'administration d'avoir violé le principe de bonne administration en lui communiquant des renseignements erronés sur les taux de TVA à appliquer.
La demanderesse soutient que sa demande bien que nouvelle est recevable car elle est comprise dans l'objet du litige au sens de l'article 807 du code judiciaire.
Cette demande nouvelle n'est en toute hypothèse pas recevable car elle est étrangère à l'objet strictement défini de la réouverture des débats3.
En conséquence, la demande n'est pas fondée.
L'Etat belge sollicite que les dépens soient compensés.
Beschikkend gedeelte
PAR CES MOTIFS,
Le Tribunal,
Statuant contradictoirement et en premier ressort,
Vu les dispositions de la loi du 15 juin 1935 dont il a été fait application;
Donnant acte aux parties de leurs dires, dénégations et réserves, rejetant toutes conclusions plus amples ou contraires;
Déclarons la demande de restitution de la TVA non fondée,
3 Articles 774 et 775 du code judiciaire; Cass., 13 mai 2013, S.120045.N, sur juridat; voir sur cette question, D.M., in Rép.Not., T.XIII, procédure notariale, n0280.
Déclarons la demande de condamnation de l'Etat belge au paiement de dommages et intérêts non recevable et partant non fondée,
Compensons les frais et dépens.
Ainsi jugé et prononcé en langue française et en audience publique au Palais de justice de Mons, province de Hainaut, les jour, mois et an que dessus, par la 36ème chambre du tribunal susdit où siégeaient:
B. G., juge,
D. L., Greffier.
(approuvé la biffure de mots et lignes rayés ci-dessus).
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